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18/02/2014

Dans l'attente... d'écouter les citoyens

3549919828.jpg Sénat débat la question de la fin de vie, que le conseil d'État reporte sa décision dans l' "affaire Vincent Lambert"... je lis que dans le Monde que :


"l'Académie, l'Ordre des médecins et le CCNE sont invités à apporter leur éclairage sur deux points essentiels de la loi Leonetti de 2005 sur la fin de vie, au centre des débats autour de ce cas : l'obstination déraisonnable (acharnement thérapeutique) et le maintien artificiel de la vie. Jean Leonetti est aussi sollicité."

 

 

 

Le Monopole de la parole !!!

Les citoyens n'ont été consultés qu'une seule et unique fois, cette année! Ils ont été consulté sous la forme d'un panel de 18 citoyens, qui ont d'ailleurs rendu un avis conforme aux sondages d'opinion de ces 10 dernières années : développer les soins palliatifs, rendre contraignantes les directives anticipées, légaliser le suicide assisté et créer une commission pour mettre en place une exception d'euthanasie.

Mais nous consultons encore le CCNE, qui a rendu un avis défavorable à l'euthanasie mais permettant l'exception d'euthanasie en 2000, sous la direction de Didier Sicard (qui a mené la réflexion sur la fin de vie, dont le rapport a été remis au Président de la République en décembre 2012). Qui a rendu un premier avis, puis un second, opposé à l'euthanasie en 2013.

Nous consultons Jean Léonetti, auteur de la loi du même nom, de 2005. Loi en vigueur, qui a ses limites, comme nous le voyons avec Vincent Lambert. Une loi discutée par Jean Léonetti en 2004, mise en place par ce même Jean Léonetti en 2005. Réexaminée par... Jean Léonetti lui-mêmee en 2008, et qui a affirmé en 2008 qu'elle était suffisante!

L'Ordre des Médecins, particulièrement opposés à l'euthanasie! Malgré un sondage montrant que plus de 60% des médecins seraient favorables à la légalisation de l'euthanasie, l'Ordre des Médecins s'est toujours opposé à une loi pour le Droit de Mourir dans la Dignité.

Un retour en arrière?

3779020092.jpgDes acteurs majoritairement opposés à l'euthanasie que l'on va questionner sur l'acharnement thérapeutique!

Première surprise, Jean Léonetti reconnaitrait-il que sa loi comporte des failles et qu'elle devait mettre fin à l'acharnement thérapeutique... visiblement sans y être parvenue !

C'est ce que montraient les chiffres de l'INED, plus de 12% d'acharnement thérapeutiques avoués !

 

Mais alors quel est le fond du questionnement? Que souhaitent-ils trouver? Une loi Léonetti renforcée?

Cela veut-il dire que la proposition de loi sur la fin de vie, prévue pour 2014 est abandonnée?

 

Vers une réponse citoyenne

Le cas de Vincent Lambert est dramatique et bouleverse les Français. L'opinion publique, déjà majoritairement favorable à la légalisation de l'euthanasie, prend conscience de la fragilité et des limites de la loi Léonetti (totalement méconnue).

 

Une réponse démocratique s'impose, écouter les citoyens. Cesser de donner la parole à ces castes médicales qui nous assènent les mêmes discours depuis les lois Kouchner (1999).

 

Espérons qu'en attendant la proposition de loi du gouvernement, promise en 2014 (ou un examen et un vote d'un projet de loi, comme l'aurait souhaité le Sénat), la loi actuelle renforce la validité et rendre opposables les directives anticipées.

 

 

Pour en savoir plus

- Le Point sur les lois actuelles

- Les conclusions du jury citoyen

- Le point sur les directives anticipées

- Interpeller les politiques

- L'opinion publique sur la fin de vie et l'euthanasie

- Enquête : la loi Léonetti méconnue

Écrit par Mélanie RAPHAËL-BÉTHUNE dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

17/10/2013

Bonnemaison ! 7 sur 4 547 !

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Plus que 4 540 à retrouver...

heu non 73 880 !

 

Faisons les comptes :

  • Si on en croit les chiffres de l'INED (rapport de novembre 2012), 0,8% des décès seraient le résultat d'une euthanasie.
  • Avec les chiffres de l'INSEE (provisoires) on apprend qu'il y a eu 568 300 décès en France en 2012.
  • Il y aurait donc eu 4 547 euthanasies. Forcément illégales, puisque l'euthanasie l'est !
  • Mais on nous dit aussi dans ce rapport INED, que dans 12,2% des cas il y a décision de "tout faire pour prolonger la vie du patient", n'est-ce pas là l'acharnement thérapeutique? lui aussi illégal ! Ce qui fait 69 333 cas d'acharnement thérapeutique illégaux. Mais quel médecin a été inquiété pour "avoir tout fait pour prolonger la vie du patient"? Alors même que la loi Léonetti devait permettre le respect des volontés du patient et empêcher l'acharnement thérapeutique!

 

Une loi autant enfreinte est-elle vraiment adaptée?

Quelle est la place de la volonté du patient?

Trop d'incertitudes avec la Loi Léonetti, 2005. Certes une première loi... mais une loi inachevée, insatisfaisante : La volonté des patients n'est pas respectée! Les médecins ne peuvent s'acharner, ne peuvent donner la mort, mais ils doivent s'arrêter et laisser faire, quand exactement? Quand le patient demande l'arrêt des traitements, de l'alimentation et de l'hydratation !

 

Va-t-on poursuivre Jean Léonetti?

« Vous savez, en réanimation, j'ai fait comme tous mes collègues, j'ai arrêté des respirateurs. Souvent sous la pression, parce qu'une nouvelle urgence arrivait et qu'il fallait libérer un lit. C'était illégal, mais le plus terrible, même s'il n'y avait plus aucun espoir pour ces individus, était que nous mentions à leurs familles. Nous disions "il est mort", comme si le décès était survenu naturellement. »

déclarait Jean Léonetti, au Point, le 27 mars 2008

 

Bien entendu, ce n'est pas ce que je demande, et je ne souhaite pas non plus trancher sur le cas du Dr.Bonnemaison, la Justice est en cours! Mais il faut souligner que la réalité de l'euthanasie est loin de ce qui se passe sur les bancs de la justice ou des parlements!

Il faut une loi qui donne la parole au patient et qui fait respecter sa liberté et ses choix! Lui donner des droits, rendre sa parole et les directives anticipées opposables (valeur juridique).

Rendre au patient sa liberté et en lui donnant des droits sur sa fin de vie, définira une limite claire : le respect des volontés du patient. L'acharnement thérapeutique et l'euthanasie, seront condamnables si ils sont pratiqués contre la volonté du patient en fin de vie.

Écrit par Mélanie RAPHAËL-BÉTHUNE dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |