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23/10/2014

Le PRG reste au gouvernement et réclame une loi pour le Droit de Mourir dans la Dignité

lettre, président,prg,manuel valls,jean-michel baylet,droit de mourir dans la dignité,suicide assisté, euthanasie,fin de vieVendredi 17 octobre, le PRG (Parti Radical de Gauche) négociait son maintien au gouvernement, dans le package de la négo : une loi pour Droit de Mourir dans la dignité.

 

 

Une loi annoncée pour mars 2015 !

Manuel Valls a adressé à Jean-Michel Baylet, Président du PRG, une lettre de réponse aux demandes du parti.

Sa réponse sur la fin de vie est la suivante :

"Le premier sujet c'est la fin de vie. Vous avez déposé une proposition de loi relative à l'assistance médicalisée pour une fin de vie dans la dignité qui témoigne de votre engagement sur ce sujet. Le gouvernement veut avancer sur cette question et vous connaissez l'engagement l'engagement personnel du Président de la République et son implication. Il faudra aller au-delà de la loi du 22 avril 2005. C'est le sens de la mission qui a été confiée à deux députés qui doivent me rendre leurs travaux avant la fin de l'année. Je souhaite alors pouvoir en débattre avec vous et je vous confirme que le Parlement sera saisi d'un texte de loi. Vous pouvez compter sur ma détermination à aboutir à une nouvelle étape dans ce sens avant la fin de la législature."

Lors de sa réunion avec le PRG, le 21 octobre, un texte aurait été annoncé pour mars 2015.

Télécharger l'intégralité de la lettre de Manuel Valls à Jean-Michel Baylet.

 

Quel texte?

Le problème c'est de savoir quel texte! Quand on sait que l'un des deux députés, devant rendre son travail d'ici la fin de l'année, n'est nul autre que Jean Léonetti!

Qu'un projet de loi avait été annoncé mi 2013, puis fin 2013, puis début 2014, puis fin de 2014... nous voici rendu au premier trimestre 2015.
Alors même qu'à l'Assemblée Nationale et au Sénat, différents groupes politiques ont déposés des propositions de loi pour le Droit de Mourir dans la Dignité.

Alors bien entendu il ne faut pas partir défaitiste! Bien au contraire! Mais être vigilents et mobilisés!

Ce calendrier annoncé donne encore plus d'importance au 2 novembre : Journée Internationale du Droit de Mourir dans la Dignité, où la mobilisation devra être forte pour interpeller le gouvernement.

 

Écrit par Mélanie RAPHAËL-BÉTHUNE dans Actualités, Vers une loi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

10/12/2013

Entretien sur l’euthanasie avec la Sénatrice Muguette Dini (UDI)

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Je la contacte au sujet de la proposition de loi relative à l’assistance médicalisée pour mourir qu’elle a déposé le 5 juin 2013.

Voici en résumé le contenu de cet entretien.

 

Le temps des convictions

Dieu entre les lignes

Une de ses collègues lui dit un jour «il y a 2 types de personnes, ceux qui croient que leur vie appartient à Dieu et ceux qui pensent qu’elle leur appartient», la conclusion de la Sénatrice parait presque évidente «très bien, je ne décide pas pour eux, je ne souhaite pas que ceux qui pensent que leur vie appartient à Dieu décident pour moi!»

De son avis il y a deux éléments qui sont encore mal perçus, c’est que la réticence provient bien de convictions religieuses, et que les opposants à cette loi n’ont pas compris qu’on ne leur retire rien, il s’agit juste d’offrir le choix.

 

«A mourir pour mourir, je choisis l’âge tendre, à partir pour partir je ne veux pas attendre.» (Barbara)

Sans détour elle évoque un problème de santé l’année dernière, elle avait prévenu tout le monde que si cela s’avérait grave, il serait alors temps de partir. C’est sans tristesse qu’elle le dit, presque avec joie d’avoir eu une belle vie et de n’attendre que ce qu’elle peut lui apporter.

Par contre, elle est catégorique ce n’est pas au médecin de décider pour elle, et ce n’est pas aux enfants de faire partir le patient. Il faut que la loi encadre le suicide assisté, avec une législation comme la Belgique ou même comme la Suisse.

Bien sûr il faut offrir une clause de conscience pour les médecins, mais la Sénatrice est convaincue qu’il resterait assez de médecins pour accepter d’aider ceux qui le souhaitent à partir.

 

«On ne me voit jamais fanée sous ma dentelle.» (Barbara)

Chacun devrait pouvoir choisir, la question du suicide assisté est la même que celle de l’euthanasie.

Elle ne souhaite pas être dépendante, l’autonomie elle y tient, «j’ai toujours décidé, pourquoi ce serait différent, pourquoi serait-ce aux médecins de décider?»

 

Une volonté politique

Des convictions à la proposition de loi

En juin 2013 la Sénatrice, Présidente de la Commission Affaires Sociales, dépose une proposition de loi pour le Droit de Mourir dans la Dignité. Elle est seule signataire de son groupe.

Mais elle n’est pas seule à soutenir ces propositions, les partisans de l’euthanasie peuvent compter de longue date sur le Sénateur Fischer (PC), sur le Sénateur Godeffroy (PS) et sur le Sénateur Fouché (UMP). C’est selon elle une question très personnelle, bien au-delà des partis politiques. Il y a des élus PS qui sont opposés à cette avancée.

Pour la Sénatrice qui s’exprime sans langue de bois, et avec une simplicité déconcertante de sa propre mort, la genèse du texte? «Il n’y avait pas de questions à se poser, c’est une  affaire de liberté individuelle.» D’ailleurs c’est bien sans le soutien de son parti qu’elle dépose cette proposition.

 

Quel regard porte-t-elle sur le projet de loi annoncé par le Président de la République?

«Après le mariage pour tous, il [le Président de la République] ne veut plus entendre parler de réforme de société.» Bien entendu, il faut voir ce que ça va donner, mais elle se méfie des «débats publics»! «Un débat public c’est quoi, on colle des affiches, on passe une annonce, et tous ceux qui souhaitent y participer peuvent venir! Ça ne se passe jamais comme ça!» Et sur la question des «conférences citoyennes» sa réponse est encore bien plus tranchée «on se moque de qui?»

Si nous étions restées sur ce point de la discussion, j’aurais sans doute eu un goût de déception en sortant du Sénat! Mais en allant plus loin, en évoquant les veilleurs, et les opposants qui pourraient manifester, elle a renchéri avec confiance qu’ «en face il y a l’ADMD» et que l’ «association saura mobiliser».

De plus cette réforme, contrairement au mariage pour tous, concerne vraiment tous les français, elle sera donc beaucoup mieux acceptée et beaucoup plus soutenue.

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Merci à la Sénatrice Muguette Dini de cet entretien.

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Écrit par Mélanie RAPHAËL-BÉTHUNE dans Actualités, Entretiens - Témoignages, Vers une loi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |