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10/02/2014

Conférence de presse des Sénateurs EELV, UDI, PS, CRC et de Jean-Luc Romero "fin de vie dans la dignité"

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Ecoutez ou ré-écoutez sur le blog de l'ADMD la conférences de presse des Sénateurs, en faveur du Droit de Mourir dans la Dignité.

 

Sur le même sujet, retrouvez :

 

Écrit par Mélanie RAPHAËL-BÉTHUNE dans Actualités, Vers une loi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

06/02/2014

Christophe Michel sur France Info : Vincent Lambert a soulevé la question des directives anticipées !

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Une interview claire, qui montre combien les français sont préoccupés par la qualité de la fin de vie et qu'ils ne souhaitent plus attendre, pour une loi de liberté. Il est temps de refaire une loi encadrant la fin de vie.

 

 

1 - La vidéo


Christophe Michel : "Chacun doit être libre de... par FranceInfo

 

2 - Le Verbatim

Christophe Michel, émission France Info, le Grand Témoin, le 6 février 2014.

C'est aujourd'hui que le Conseil d’état examine le cas de Vincent Lambert, qui a beaucoup beaucoup secoué le pays, c'est le moins qu'on puisse dire. On a déjà reçu ici l'ADMD, c'était en l’occurrence Jean-Luc Romero, on a eu envie de vous réentendre parce que vraisemblablement il se passe des choses dans la société française; à la faveur de ce débat. Chez vous, par exemple, et c'est affiché sur le site, vous avez une montée en flèche des adhésions.

 Déjà nous avons une ligne d'écoute, qui s'appelle ADMD écoute. On s'est rendu compte que depuis l'affaire Vincent Lambert, même si en dehors de cela on a de plus en plus d'appels, il y a avec le cas de Vincent Lambert, un nombre d'appels que nous n'avons jamais eu.

Pourquoi? Pour une raison simple, c'est que les gens ont compris l'utilité des directives anticipées. Même si la loi Léonetti, malheureusement, ne reconnait pas tout dans les directives anticipées. Mais c'est une petite avancées sur les directives anticipées.

Et les gens ont compris que, malheureusement, la loi actuelle était mauvaise. Et ils sont dans cette certitude de se dire, moi je préfère avoir mes directives anticipées, même si je sais qu'elles ne seront pas totalement respectées, mais au moins, avec ces directives anticipées on pourra être respectés un minimum.

 

D'ailleurs, justement quand on vous appelle on vous demande quoi? On vous demande ce qu'il faut faire comme démarche? Ce qu'il faut mettre à l'intérieur? Ou on peut les trouver? Qui je doit prévenir? C'est des choses aussi concrètes que ça?

Il y a deux types d'appels. Le premier qui est de dire, moi j'ai envie d'avoir des informations sur toutes ces questions de la fin de vie, quelle est la loi léonetti? est-ce qu'elle est une bonne loi, en tous cas quels sont les critères qui peuvent m'aider si je suis en fin de vie?

Et il y a le deuxième qui est, je veux faire mes directives anticipées. Parce qu'aujourd'hui l’État reconnait ces directives anticipées mais il n'y a pas de modèle tout de même. Nous à l'ADMD ...

 

Vous en avez un, si on va sur le site. Il n'y a pas que vous d'ailleurs, il y en a plein le net.

Nous on a fait un fichier national, on a à peu près 40 000 directives anticipées, dont 10 000 ne sont pas forcément des adhérents. Et le but c'est que l'on puisse réussir à créer ce fichier national.

Les gens qu'est-ce qu'ils nous demandent? Ou je peux trouver ce modèle? Où je peux, en tous cas, mieux m'informer sur ces directives anticipées? A qui les transmettre? Car il faut savoir aussi à qui les transmettre. Aujourd'hui, malheureusement, vous arrivez dans un hôpital et bien aucun fichier n'existe. Donc le médecin ne peut pas savoir quelles sont vos directives anticipées.

 

A terme, ce que vous souhaiteriez, c'est qu'en cas de problème dans un hôpital, on vous appelle. Est-ce que vous avez les directives anticipées d'une personne dont le nom est...

A terme oui. Évidemment, nous on est candidats à l'ADMD pour gérer ce fichier national, sachant qu'on l'a déjà. Mais l'intérêt, bien évidemment, c'est qu'il puisse y avoir un vrai fichier national. Voire aussi les mettre sur la carte vitale. Le problème aussi c'est que la carte vitale est une carte qui n'est pas assez sécurisée. Parce que nous on demande depuis très longtemps que ce soit sur la carte vitale. Ce serait quand même plus facile que le médecin puisse insérer la carte vitale et prendre connaissance directement des directives anticipées.

 

Qui vous pose ces questions là? Des personnes âgées qui sont potentiellement en train de mourir, j'allais dire, on met les guillemets. Ou justement aussi des gens qui sont tout jeune, de votre âge, ou d'autres âges... pour la suite?

Il y a 3 cas.

Il y a déjà les proches, qui s'inquiètent pour leurs proches qui sont en fin de vie. Il y a ceux qui s'intéressent pour eux même, pour leurs propres directives pour quand je serai en fin de vie ou qui sont en fin de vie, il y a les deux cas, et qui préfèrent anticiper les choses et être dans un cas bien sécurisé et ils y a les autres qui on envie de se battre pour cette liberté. Moi j'ai 27 et ça va faire plus de 5 ans que j'ai mes directives anticipées. Et pourtant je ne suis pas à l'heure actuelle en fin de vie. Mais je me dis, attention on ne sait pas. Tout peut arriver, en tous cas on a une certitude, c'est qu'on va tous mourir.

L'éternité c'est long, surtout vers la fin!

mais on ne sait pas comment.

 

Est-ce que vous diriez que c'est un peu la vertu en fait de cette affaire Lambert. Qui est une affaire douloureuse pour tout le monde, y compris la famille des deux côtés. Est-ce que c'est pas la vertu de cette affaire ou au moins le débat qui va, qui doit, avoir lieu ne sera pas celui qui aurait pu avoir lieu sans l'affaire Lambert. Est-ce qu'on ira plus loin quand on va mettre les choses sur le tapis?

Plus loin, je ne sais pas. Mais les Français ont enfin compris, vous savez les sondages c'est 9 personnes sur 10 qui sont favorables à une loi légalisant l'euthanasie et le suicide assisté. Je pense que l'affaire Lambert à remis au point sur les directives anticipées. Je pense que les gens ont vraiment compris. La majorité des gens qui nous appellent ont compris que la loi Léonetti posaient des problèmes, qu'elle ne résout pas tout. Je pense qu'ils ont tous compris que Léonetti pensait qu'on était dans un pays de Bisounours où tout le monde pouvait mourir tranquillement, mais malheureusement ce n'est pas le cas. Nous sommes pour les soins palliatifs universels, mais ça ne résout pas tout. A un moment donné, il faut arrêter l'hypocrisie. Sortir de cette hypocrisie totale en France, arrêter de dire que l'euthanasie n'existe pas dans notre pays. Et peut-être qu'en effet ce débat sur l'affaire Lambert va peut-être nous sortir de cette hypocrisie, en tous cas de cette hystérie sur l'euthanasie qui fait peur à tout le monde, en tous cas aux anti-euthanasie. Alors que la vraie question c'est de savoir que souhaitent les patients en fin de vie, qu'on souhaite l'euthanasie ou pas. La vraie question c'est que grâce à ces directives anticipées on puisse respecter chaque personne qui le souhaite, c'est ça la vraie question. C'est que mon corps m'appartient. Chacun peut l'estimer, en tous cas j'estime que mon corps m'appartient. Chacun doit être libre de choisir sa fin de vie ou en tous cas de choisir sa vie libre.

 

Est-ce que le contexte vous semble favorable ou au contraire très défavorable à ce genre de questions? On voit bien que les questions de société sont très compliquées à faire passer en ce moment. Et parce qu'elle concerne aussi des groupes qui sont très impliqués sur la fin de vie, en particulier les gens qui sont très religieux.

Je pense qu'il n'y a pas forcément de craintes à avoir, c'est différent, même si...

 

Est-ce qu'on est dans le même cadre que ces questions sociétales qu'on examine aujourd'hui? Ou au contraire, il faut peut-être en sortir.

Aujourd’hui, la majorité des gens qui manifestent, qui sont à la manif pour tous ou des ultra-cathos on va dire, sont évidemment anti-euthanasie. Mais ce sont les mêmes qui sont anti IVG, ce sont les même qui sont anti mariage pour tous, donc à la fois ça ne me fait pas peur, surtout que les sondages ne sont pas les mêmes. On le voit bien, 9 français sur 10 sont favorables à une évolution de la loi, plus de 66% des médecins sont aussi favorables à une évolution de la loi. Donc même si il va y avoir des ultra cathos qui seront mobilisés contre, ça ne sera pas la majorité des gens.

 

Vous pouvez pâtir de ce contexte? Pour un débat serein, est-ce que vous pourriez pâtir de ce contexte?

Nous on essaye d'expliquer à tout le monde, même à ceux qui sont anti. Même à Christine Boutin par exemple, qui est contre l'euthanasie. Mais une loi protège les plus faibles, donc une loi permet que chacun puisse être respecté. Et si les directives anticipées étaient opposables aux médecins, cela veut dire que la volonté de la personne primerait quoiqu'il arrive, à la fin. Mais ça permet de respecter tout le monde; même quelqu'un qui est totalement opposé à la légalisation de l'euthanasie.

Nous, évidemment, à l'ADMD on est favorables à une évolution de la loi. Mais ça veut dire que si il y a l'euthanasie, personne ne sera forcé à avoir l'euthanasie, c'est juste un choix. Je pense qu'il faut réexpliquer que la loi permet un libre choix et pas une obligation, bien évidemment. Et puis le médecin sera aussi libre de le faire ou pas, comme l'IVG.

 

Vous dîtes d'aller plus loin sur la loi. Est-ce qu'on la jette et on la refait la loi Léonetti ou est-ce qu'on en garde tout de même des bouts?

 Je pense qu'il faut la refaire en profondeur, mais ce n'est pas refaire une loi Léonetti de gauche, il faut tout refaire. Je pense qu'il faut même carrément la jeter et la reconstruire en entier. Et j'espère qu'on va le faire rapidement, car les français qui sont dans des souffrances insupportables ont besoin d'une loi maintenant. C'est pas demain malheureusement! Evidemment, il va y avoir les municipales, mais il va falloir le faire juste après, et il faudra refaire toute la loi. Ce ne sera pas, juste 2/3 points à rajouter, malheureusement on le voit bien, la loi Léonetti ne fonctionne pas.

 

En attendant il y a le Conseil d’État, est-ce que vous attentez quelque chose du Conseil d’État?Est-ce que vous pensez que, dans les mains de ces sages là, au moins le cas de l'affaire Lambert sera tranché?

 Moi j'attends quelque chose, juste humainement, pour Vincent Lambert. Qui, lui, ne souhaite plus vivre, en tous cas c'est ce qu'il avait exprimé personnellement à son épouse. Pour moi j'attends rien, ce n'est pas la justice de la France, c'est la justice des Républicains, donc c'est à l'Assemblée Nationale, c'est nous en tant que citoyens qui devons faire la loi : donc c'est le Parlement.

 

3 - Pour en savoir plus

Écrit par Mélanie RAPHAËL-BÉTHUNE dans Actualités, Entretiens - Témoignages, Vers une loi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

16/01/2014

Les propos du Président sur la fin de vie, lors de la conf. de presse !

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Vous retrouverez ici le discours du Président de la République sur la fin de vie.

 (Crédits photographiques - Présidence de la République

C.Alix, L.Blevennec, P. Segrette)

 

La vidéo

23:17 à 24:42 , le Président de la République s'exprime sur la fin de vie.

 

Verbatim

Source, site de la Présidence de la République

"Dignité encore des personnes sur un tout autre domaine. Je pense au débat sur la question de la fin de vie. Encore quelques cas particulièrement douloureux sont apparus dans l'actualité. J'avais commandé aujourd'hui un rapport très tôt dès mon arrivée. Le Comité consultatif d'éthique (CCNE) me remettra ses conclusions dans les prochaines semaines. La ministre de la Santé fera les consultations nécessaires pour qu'un accord, un accord le plus large possible puisse être trouvé sur un texte de loi.

Je souhaite que ce texte puisse être élaboré sans polémiques, sans divisions et simplement dans l'idée qu'un cheminement est possible pour rassembler toute la société. Il s'agit de permettre à toute personne majeure et consciente, atteinte d'une maladie incurable provoquant une souffrance psychologique, physique insupportable et qui ne peut être apaisée, de pouvoir demander, dans des conditions strictes, une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité.
Je souhaite que ce texte puisse être élaboré sans polémiques, sans divisions et simplement dans l'idée qu'un cheminement est possible pour rassembler toute la société. Il s'agit de permettre à toute personne majeure et consciente, atteinte d'une maladie incurable provoquant une souffrance psychologique, physique insupportable et qui ne peut être apaisée, de pouvoir demander, dans des conditions strictes, une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité."

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Pour aller plus loin :

- Que dit le jury citoyen? (16 décembre 2013)

- Auditions par le jury citoyen (organisé par le CCNE)

- Carte de vœux pour rappeler au PR son engagement pour le Droit de Mourir dans la Dignité

Écrit par Mélanie RAPHAËL-BÉTHUNE dans Actualités, Vers une loi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |