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10/11/2013

Les conférences citoyennes sur la fin de vie ont débuté

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Vous trouverez en bas de cet article un petit sondage sur l'organisation de ces conférences citoyennes.

 

Pourquoi le CCNE organise ces conférences?

Lors de la campagne présidentielle, l'actuel Président de la République intégrait à son programme la proposition 21. Cette proposition, si elle n'indiquait pas clairement la forme, annonçait un réel questionnement et des avancées pour les droits des patients en fin de vie.

En juillet 2012, le Président de la République mandate le Pr. Didier Sicard pour mener une une mission d'étude, et annonce un projet de loi pour juin 2013. Le Pr. Didier Sicard, ancien Président, et membre d'honneur du CCNE, avait évoqué (comme ce fut le cas en 2000, par un avis du CCNE sur la même question) l'exception d'euthanasie. Proposition soutenue en 2004 par Nadine Morano, et qui n'avait pas été retenue dans la loi du 22 avril 2005.

Les conclusions rendues, le Président de la République retarde le calendrier et saisi le CCNE pour rendre un avis. Cet avis 121 est rendu en juillet 2013, et ses membres ayant des avis divergents, préconisent l'organisation d'États-Généraux de la fin de vie. Le CCNE est mandaté pour organiser cela.

Fin octobre, le CCNE annonce l'organisation de conférences citoyennes. Le calendrier est modifié, et le projet de loi devrait être présenté au premier trimestre 2014.

 

l'Organisation?

Un panel d'une vingtaine de citoyens, sélectionnés selon la méthode des quotas par l'IFOP, va participer à des conférences citoyennes. Sur 4 week-ends, ils auditionneront des spécialistes sélectionnés par le CCNE, et ils auront une journée où ils pourront auditionner les spécialistes qu'ils souhaitent entendre.

Nous savons d'ores et déjà qu'ils auditionneront Jean-Luc Romero le 24 novembre.

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tweets 6 novembre 2013

 

Pour l'organisation, aucune information ne filtre. Selon le Président du CCNE, Jean-Claude Ameisen «Ils vont se réunir dans un endroit secret afin de ne pas être soumis à la pression populaire et médiatique. Aucune communication ne sera faite à ce sujet avant le 16 décembre.» (Source, "20 minutes").

 

Résultats des conférences?

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Les résultats et conclusions seront présentés le 16 décembre 2013 !

 

 

Donnez votre avis

Ceci est un petit sondage, sur la méthodologie et l'organisation des conférences citoyennes, qui se déroulent dans le secret. N'hésitez pas à laisser un commentaire, pour compléter votre réponse et partager votre point de vue.

 

Écrit par Mélanie RAPHAËL-BÉTHUNE dans Actualités, Vers une loi | Lien permanent | Commentaires (12) |  Imprimer |

Commentaires

Le CCNE aurait très bien pu organiser deux formes de consultation des citoyens en parallèle :

- Ce mode restreint et "secret", si vraiment la "sérénité" prétendue peut apporter un plus dans l' analyse ...

- Celle initialement prévue de débats organisés pour un large public et donc ... publics. ( En élargissant réellement la discussion à une population beaucoup plus large que celle touchée par les débats de la Mission Sicard de 2012 !

Et comparer les deux ... résultats obtenus .
Cela aurait été intéressant d'analyser les similitudes et les différences de ces deux approches .

Le fait de procéder exclusivement par une sorte de "huis-clos" ne peut que développer encore davantage dans l'opinion l' impression qu'on ne veut pas entre le "peuple", mais encore une fois mettre un petit groupe supposé "repésentatif" sous pression, non pas des médias et de la pression externe, mais bien de la pression symbolique des "Autorités", de l' aura symbolique paternaliste du CCNE, etc., ce qui n'est pas nécessairement une pression moindre sur la liberté de conscience du "panel", j' allais dire des "jurés" du Tribunal ...

Écrit par : Armand Stroh | 10/11/2013

Bonsoir,
tout d'abord merci de votre commentaire.

Je suis d'accord quant à l'idée du "huis clos" qui ne peut que renforcer l'impression des citoyens de ne pas être entendus dans ce débat ... mais est-ce seulement une impression?

Je pense qu'il est temps d'avoir un débat public large, mais cela ne semble plus être à l'agenda gouvernemental.
Ce devait être des États-Généraux et on se retrouve avec un panel de citoyens interrogés dans un lieu secret!!!
On nous demande d'attendre gentiment que le CCNE ait effectué ses conférences citoyennes, pour qu'une décision soit prise!
C'est ce que j'évoquais dans le post précédent sur les "États-Généraux" de la fin de vie.


Il me semble d'ailleurs que vous avez rédigé une lettre ouverte aux responsables du CCNE et du ministère de la santé, en ce sens.

Je n'ai, de mon côté, encore obtenu aucune réponse à mes demandes d'informations et d'échange, de la part du CCNE (depuis août). Le ministère de la santé m'a répondu que le Président a totalement délégué au CCNE l'organisation de ce débat et qu'ils n'étaient pas en mesure de me fournir les informations demandées.

Je suivrais afin de voir si vous obtenez un retour, mais n'hésitez pas à m'en tenir informée. Ou à revenir poster sur ce blog.

Bonne soirée

Écrit par : MélanieR | 10/11/2013

J'en ai marre des entourloupes et avis de dits spécialistes même si certains sont des gens ou assoc qui oeuvrent dans le domaine ; j'en ai assez qu'on nous prenne pour des idiots, qu'on ne parle que de malades en fin de vie, de pathologies incurables et surtout de médicalisation systématique de la fin de vie ; je souhaiterais que chaque être humain puisse décider de sa propre fin en tout quiétude et liberté, au moment où il le souhaite, sans être obligatoirement condamné à une fin prochaine ou très très vieux ; je suis pour des centres de consultation spécialisés où les médecins qui le souhaitent assureraient des permanences (pour ne pas faire que ça) où ils pourraient diagnostiquer et faire soigner ceux qui releveraient de la psychiatrie au lieu d'assister à des morts violentes et ordonner la "potion" à ceux qui veulent s'acheminer vers leur fin de vie, soit chez eux avec aide de volontaires formés, soit dans d'autres centres qui ne feraient que ça, soit en hopitaux ou hospices pour ceux qui ne peuvent se déplacer, sans qu'il y ait obligatoirement intervention médicale au moment.

Écrit par : rommens | 10/11/2013

Bonsoir Rommens,
Merci de votre commentaire.

Si je comprends bien vous parlez de suicide assisté (pas forcément médicalisé) pour tous ceux qui en feraient la demande, et de centres médicaux spécialisés gratuits pour ceux qui auraient besoin d'un suivi?

Je retiens votre phrase, qui résume bien le droit de disposer de son propre corps : "je souhaiterais que chaque être humain puisse décider de sa propre fin en tout quiétude et liberté".

Bonne soirée,
au plaisir de vous lire à nouveau.

Écrit par : MélanieR | 10/11/2013

Tout a fait d' acord avec vous

Écrit par : joyeux | 11/11/2013

@MelanieR

Je suis bien sûr d'accord avec votre exigence d'une large consultation de la population.
J' ai d'ailleurs prolongé mes remarques au sujet de cette méthode de "huis clos" sur notre site ici :
http://ultimeliberte.fr/guppy/articles.php?lng=fr&pg=71

Écrit par : Armand Stroh | 10/11/2013

Que se passerait-il si un grand nombre de personnes, adhérents ou sympathisants de l' ADMD ou d' Ultime Liberté demandaient à s'inscrire au Colloque de Dijon du 16 décembre ( inscriptions ouvertes jusqu' au 29 novembre )? Et si un certain nombre d'entre elles, refusées par manque de places disponibles, faisaient un colloque "off" à l' extérieur ... Et tout ceci pendant que le "panel de citoyens" serait en pleine rédaction discrète de sa copie à rendre pour le 16 décembre ?

Écrit par : Armand Stroh | 11/11/2013

Bonjour,

Je ne peux prédire ce qui se passerait! Mais je pense effectivement qu'il faut continuer à se mobiliser, comme ce fut le cas le 2 novembre, et qu'il ne faut pas lâcher, car c'est maintenant que le projet de loi se joue.

Je ne comprends également pas cette absence de débat public, que ce soit le CCNE qui l'organise, pourquoi pas! Mais un vrai débat public est tout d'abord public, ouvert, et large, invitant chacun à s'interroger quelque soit son point de vue.

Merci pour les liens et infos, je vais regarder votre post et le programme du colloque.

Bonne fin de semaine
Au plaisir de vous lire.

Écrit par : MelanieR | 13/11/2013

Je suis écoeurée par les agissements et le peu de courage de nos politiques .Effectivemement je condamne ces réunions "secrètes"et dis clairement que chacun a le droit de choisir sa mort et qu' il faut une AIDE de la part des médecins au suicide assisté, ou non , selon des modalités précises.Faudra- t-il attendre des problèmes "économiques " insolubles" pour que l' on en arrive à l' euthasie pour soulager des vieillards ou des malades ayant demandé
une fin digne et rapide aux médecins soit par testament,soit avec
l' accord de leurs familles .Après trois cancers et une pathologie cardiaque,avec l' accord de mes deux fils et de mon mari ,je choisirai ma fin de vie , je le revendique,c'est mon DROIT .

Écrit par : michele Marceau | 15/11/2013

Bonsoir Michèle Marceau,

Merci de votre commentaire et de votre témoignage.

Je vous rejoins, c'est un droit individuel et fondamental, chacun doit avoir le droit de décider de sa mort.

Au plaisir de vous lire à nouveau

Écrit par : MelanieR | 17/11/2013

Tout est cloisonné en France. La vie donc la Mort échappe aux citoyens mais...les citoyens sont-ils vraiment préoccupés par le problème de fin de vie ? La loi Léonetti date de 2005 mais elle reste majoritairement inconnue. Les directives anticipées ne semblent intéresser qu'une partie infime de la population...LE CITOYEN français a le système qu'il mérite, enfermé dans un individualisme grandissant, une passivité totale et un manque de Conscience Républicaine absolu.Continuons le combat mais n'attendons pas une mobilisation générale...la République se meurt peu à peu ainsi que les valeurs fondamentales qui la constituent. COURAGE et ESPOIR malgré tout!!!

Écrit par : Meunié | 16/11/2013

Bonsoir Meunié,

Je suis un peu plus optimiste que vous, la preuve ce blog, vos commentaires, les 50 000 adhérents de l'ADMD... Peut-être que les gens n'ont pas conscience des enjeux, connaissent mal la loi car même les professionnels la connaissent peu, et ne se sont pas mobilisés particulièrement pour le droit de mourir dans la dignité...
Mais depuis Vincent Humbert, j'ai fait quelques recherches (google trends), le sujet de la fin de vie ne laisse pas indifférent... au contraire... mais les citoyens ont du mal à percevoir et à appréhender ce moment et comment la politique y a un impact, à travers la législation ou l'absence de législation.

Même si il y a du vrai dans vos propos, il y a aussi un défaitisme et une vision fort négative que je respecte, mais je souhaite pas partager. D'ailleurs, que l'on soit d'accord avec la forme ou non, il n'y a pas que du désintérêt, on a vu naître l'idée d'une marche des Républicains contre les idées et valeurs qui menacent notre République.

En tous cas merci de partager votre point de vue, et comme vous dîtes courage et espoir à tous ceux qui connaissent des situations sombres que la loi actuelle ne permet pas d'adoucir, et à ceux qui se battent pour obtenir le droit de choisir sa mort et de mourir dans la dignité.

Au plaisir de vous lire à nouveau.

Écrit par : MélanieR | 17/11/2013

Les commentaires sont fermés.